08/04/2021 : C. Faye et M. Sanclemente, Grand prix Jules Verne 2021

Les membres du jury du Grand prix Jules Verne, présidé par Christian Robin – décerné par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire – ont attribué cette distinction au livre de Catherine Faye et de Marine Sanclemente intitulé L’année des deux dames, publié par Paulsen.

Le jury a apprécié ce récit de voyage évoqué avec spontanéité, tout en conservant un certain recul et une distance critique à l’égard des personnages qui inspirèrent l’aventure des auteures. Le ton est juste, le style enlevé. Les auteures expriment avec franchise et justesse ce que cette expérience riche d’émotions a suscité en elles. Dans le même temps, elles fournissent au lecteur les clés pour comprendre, en dépit du décalage d’époque, ce que fut l’aventure d’Odette du Puigaudeau et de Marion Sénones en d’autres temps. Un ouvrage tonique, assorti d’un regard un peu nostalgique sur la Mauritanie d’aujourd’hui.

L’année des deux dames

L’intrigue

Près d’un siècle après Odette du Puigaudeau et Marion Sénones, Catherine Faye et Marine Sanclemente sont parties sur les traces des auteures de Pieds nus à travers la Mauritanie, arrivées dans ce pays sur un langoustier breton pour entreprendre une traversée du désert à dos de chameau. Leur ouvrage obtint en 1936 le prix Anaïs Segalas, décerné par l’Académie française.

Le récit de Catherine Faye et Marine Sanclemente remémore, dans une alternance entre présent et passé, d’une part l’évocation de leur propre aventure – à travers leurs rencontres et leurs propres ressentis – d’autre part le souvenir de l’aventure vécue par leurs ainées en 1933 et 1934, dans cette contrée limitrophe du Sahara occidental.

Les auteures

Journaliste pour la presse panafricaine, le tourisme et la santé, Catherine Faye a gardé le goût du voyage et de l’aventure lié à son enfance à l’étranger, notamment en Argentine et en Égypte. En 2018, elle a publié son premier roman, L’attrape souci, publié par Mazarine, puis plus récemment L’heure blanche, publié chez Fayard. Journaliste au Figaro, Marine Sanclemente est attirée par les territoires méconnus et les populations en marge. Les deux auteures partagent une attirance commune pour la littérature, et les voyages.

08/04/2021 : Marie Sizun Prix de l’Académie 2021

Les membres du jury du Prix de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, présidé par Ghislaine Lejard, ont attribué cette distinction à Marie Sizun pour son livre La maison de Bretagne, publié par Arléa.

Le jury a été sensible à la qualité d’écriture et à la sensibilité de ce récit. Dans la musique des mots, Marie Sizun excelle à décrire les résurgences de la mémoire, l’eau trouble des souvenirs enfouis, les silences et les non-dits, la complexité des relations familiales et des sentiments, mais aussi l’apaisement du cœur qui vient avec le temps et le sentiment d’appartenance résultant de l’attachement à une terre d’élection, la Bretagne.

L’intrigue

L’ouvrage évoque une histoire de famille complexe en lien avec la maison de vacances dans laquelle s’est rendue l’héroïne dans la perspective de la vendre. L’alchimie des lieux opère et les souvenirs qui y sont attachés font progressivement remonter à la surface des réminiscences. Une transformation s’opère dans l’esprit de Claire, la conduisant à sursoir à sa décision initiale.

L’auteur

Marie Sizun (Photo Arléa)

Née en 1940, Marie Sizun a effectué ses études à Paris. Après se réussite en 1964 au concours de l’agrégation de lettres classiques, elle est devenue professeur de littérature. Elle a exercé en France puis en Allemagne et en Belgique. De retour à Paris en 2001, elle séjourne régulièrement en Bretagne, à l’Ile Tudy, où elle écrit.

Déjà primée

Son premier roman, Le père de la petite, est paru en 2005. Depuis cette date, elle a publié 12 autres ouvrages, tous chez Arléa, son éditeur. Elle a notamment été récompensée par les distinctions suivantes :

  • 2018 : Prix de la nouvelle de l’Académie française pour Vous n’avez pas vu Violette ?
  • 2017 : Prix Bretagne pour La gouvernante suédoise;
  • 2013 : Prix Exbrayat pour Un léger déplacement.
  • 2008 : Prix du Télégramme pour La femme de l’Allemand;
L’Ile Tudy, Source Wikipedia

Prix Yves Cosson de poésie 2021

Le jury du Prix Yves Cosson, présidé par Henri Copin,
a attribué cette distinction à Colette Nys-Mazure
pour l’ensemble de son œuvre.
Le jury a salué « une œuvre poétique confirmée, attentive au vivant,  qui a contribué au rayonnement de la francophonie,
tout en honorant ses liens avec nos régions »

Née le 14 mai 1939 à Wavre en Belgique, Colette Nys-Mazure est une écrivaine belge de langue française. Elle vit à Tournai au bord de l’Escaut. Après un diplôme en philologie romane obtenu à l’Université catholique de Louvain, elle a enseigné à l’Université de Lille.

Colette Nys-Mazure, Photographie de Françoise Lison-Leroy

Si la poésie est son territoire d’élection, elle écrit aussi des pièces de théâtre, des nouvelles, des essais, des livres pour les jeunes et des articles. Elle collabore à différentes revues littéraires. Conférencière, elle fait découvrir la littérature de son pays dans différents pays d’Europe et d’ailleurs.

Poète (Feux dans la nuit), elle a reçu le Prix Max-Pol Fouchet pour Le for intérieur; elle est aussi nouvelliste (Tu n’es pas seul), romancière (Perdre pied) et essayiste (Célébration du quotidien, La chair du poème, Albin Michel, Célébration de la lecture).

Ouvrages récents :

  • Anna, roman, Éditions Weyrich, collection La Traversée, 2013
  • Battements d’elles, nouvelles, Éditions Desclée de Brouwer, collection littérature ouverte, 2014
  • Dieu au vif, récit de vie, Éditions Médiaspaul coll. Grands Témoins, 2014
  • Prières pour tous les enfants, poèmes pour enfants, Éditions Salvator Famille, illustrations Mizuho Fujisawa, 2015
  • La vie poétique, j’y croix, témoignage, Éditions Bayard, 2015
  • En train d’écrire, avec la collaboration de Françoise Lison-Leroy, photographies de Iris Van Dorpe, récits, Éditions Les déjeuners sur l’herbe, 2015
  • Cette obscure clarté, spiritualité, Éditions Salvator, 2015
  • Quand tu aimes il faut partir, Éditions Invenit, 2016
  • Eveil à la poésie, Arbre à paroles, 2017
  • Le jour coude-à-coude, Éditions Esperluète, 2020
  • Lettre d’Atonie, Les petites lettres, 2020
  • Chaque aurore te restera première, avec Anne Le Maistre, Atelier des Noyers, 2020

La vie poétique, j’y crois (Bayard, 2015)
« A chacun son chemin, à chacune sa voie, à tous la quête patiente de sa propre voix poétique. Je ne donne pas de conseils, je tente de partager ce que je vis. Pour moi vivre-lire-écrire ne forment qu’un seul mot. Autrement dit j’écris comme je respire et je ne puis écrire sans lire. Le fait de lire et d’écrire aiguise ma passion de la vie. J’écris mieux parce que je lis beaucoup et parce que je suis poreuse à tous les aspects de l’existence. Je lis mieux parce que je discerne l’élan et le travail de l’écriture chez les autres.
Je vais, tous sens aux aguets. Rien ne me semble insignifiant. Aucun détail d’un paysage ni d’un visage. J’aime les villes et j’aime la mer nue à l’aurore. Je scrute l’herbe et les feuillages. Je tremble aux hurlements des ambulances striant les rues. Je respire jusqu’à l’ivresse le parfum des jacinthes dont je suis l’éclosion. Je mâche longuement le pain cuit par un de mes fils. Je touche la peau du jour neuf avec un étonnement jamais usé. Pêle-mêle. »

Parution des Cahiers 2021 : Les années folles

La parution des Cahiers de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire constitue l’un des temps forts de l’activité de notre institution. Elle donne lieu de façon rituelle à une présentation officielle lors de la séance solennelle de décembre, Salle Francine Vasse, rue Colbert. Cette année, cette rencontre ouverte à tous n’a pu se tenir en raison des contraintes sanitaires liées à l’actuelle pandémie.
Contrastant avec la morosité ambiante, c’est le thème des Années folles qui a été retenu, occasion de mettre l’accent sur la période d’intense activité artistique, culturelle et sociale qui fut marquée il y a un siècle, au sortir de la Grande Guerre, par une décennie d’activité vibrionnante et parfois extravagante. L’avènement de la radio et du cinéma, le Surréalisme, le jazz, le tango, la Revue nègre, les Ballets suédois, le Music-hall, l’opérette furent des reflets d’une époque marquée également par un renouveau théâtral et littéraire.
C’est sur ce thème et sa diversité que les académiciens ont choisi cette année de s’exprimer, accordant au passage une pensée particulière à René Guy Cadou, né précisément il y a cent ans !

Couverture des Cahiers

Avant-propos de Noëlle Ménard
Chancelier de l’Académie

Les Années dites folles (à partir de 1919-1920) sont restées dans les mémoires comme des années de libération et de joie de vivre après la boucherie de 1914-1918. Il ne faut pas oublier que la fin de la guerre avait été marquée par une autre tragédie : la grippe espagnole. Cette pandémie planétaire (50 millions de morts) avait laissé exsangue la population. Revivre après cette terrible saignée n’a pas été facile mais la jeunesse a pris le dessus, et on a vu la folie du charleston s’emparer de Nantes, des artistes émerger et un nouvel art de vivre se faire jour.

C’est aussi en 1920 qu’est né au fond de la Brière René Guy Cadou, qui fut dans le paysage littéraire français comme une étoile filante, puisqu’il a quitté ce monde en 1951. On ne peut évoquer Cadou sans parler d’Hélène Cadou, elle-même née en 1922 à Mesquer et qui est aussi un grand poète. Ils sont associés tous les deux dans un dossier spécifique intitulé Moineaux de l’an 1920. Comme écrit Véronique Vella, de la Comédie française :

«Je trouve que, tout comme Sophocle, Racine ou Baudelaire, René Guy Cadou fait partie des très grands poètes sur lesquels il faut revenir tout le temps. Il a chaque fois quelque chose de nouveau à transmettre, à dire, à redire. Il ne faut pas cesser le relire ; tout comme il est très important de revenir à Racine, de le “re-comprendre” autrement, de se le réapproprier. « 

Depuis plusieurs années, l’Académie fait appel à des plumes extérieures comme cette année Joël Barreau et Jean-François Jacques, neveu d’Hélène Cadou. Qu’ils en soient particulièrement remerciés.

Au fil des jours

Les Cahiers de l’Académie sont disponibles
au prix de 20 € dans les librairies /
Coiffard (7-8 rue de la Fosse 44000 – Nantes)
Vent d’Ouest (5 Pl. du Bon Pasteur 44000 – Nantes).
Ils peuvent aussi être obtenus auprès de
Jean-François Caraës (24 rue de la Contrie 44100 Nantes) en prévoyant, outre le prix des Cahiers,
7 € de frais de port.

Les « Années folles » (Sommaire des Cahiers)

Destins des Années folles

  • Vie et mort de Jean Galmot (Jacques Boislève)
  • 1928, Louis XVII à Nantes (Jean-François Caraës)
  • Centenaire de la naissance de Jacques-Yves Le Toumelin (Michel Germain)
  • Quand Nantes fête le retour de Jules Verne en 1928 (Jean-Yves Paumier)

Au fil des jours

  • Menus de fête (Noëlle Ménard)
  • La protection des monuments naturels dans les années 1920 en Pays de la Loire (Claire Giraud-Labalte)
Au fil des pages

Au fil des pages

  • À Pornic : les Années folles de Paul Léautaud ! (Dominique Pierrelée)
  • 1920, naissance de l’Annamite des livres (Henri Copin)

Sous le pinceau

  • Cahun – Moore, deux artistes nantaises dans les années folles (Michel Valmer)
  • Les cadeaux de Claude Monet et de Georges Clemenceau au Musée des Beaux-Arts de Nantes (Vincent Rousseau)
Sous le pinceau

Et en musique

  • Les Années folles au rythme des bals et de l’opéra (Patrick Barbier)
  • Nantes saisie par la folie du charleston (Philippe Hervouët)
  • Jazz-band, et quoi d’autre ? (Malika Pondevie)

Moineaux de l’an 1920

De l’enfance à l’école

  • René Cadou : son enfance nazairienne est tout un monde ! (Jean-Louis Liters)
  • René Guy Cadou et la Brière (Christian Robin)
  • Julien Lanoë et René Guy Cadou : tout commence place Bretagne (Annie Ollivier)
  • Retour à la maison d’école (Dominique Barberis)
  • Un rempart contre la nuit (Pierre Perron)
Des compagnons fidèles

Des compagnons fidèles

  • Hélène Cadou et le Prince des lisières (Noëlle Ménard)
  • Jeanne Laurent et René Guy Cadou : une correspondance (Jean-François Jacques)
  • Sylvain Chiffoleau l’«ami discret» (Joël Barreau)

Souvenirs et témoignages

  • « Quoi ? Tu ne connais pas René Guy Cadou ? » (Jean-Joseph Julaud)
  • René Guy Cadou et le musicien (Roger Tessier)
  • Cadou à bras le cœur (Michel Valmer)
  • Cas doux et cas durs (Gaston Bouatchidzé)

Dans le rétroviseur

Ils nous ont quittés

  • Hommage à Michel Ragon (Vincent Rousseau)
  • Henri de Grandmaison (Jean Amyot)
  • Lumières de Paul Morin (Noëlle Ménard, Jean Amyot d’Inville, Gaston Bouatchidzé, Éric Chartier, Henri Copin)

Réceptions de nouveaux membres

  • Philippe Josserand (Noëlle Ménard)
  • Claire Giraud-Labalte (Patrick Barbier)

Quand on parle de l’Académie

  • Tout commence à San Francisco (Éric Fonteneau)
  • Un monde en ses figures et ses liens (Philippe Josserand)

Nantes en francophonie

  • La route est longue et les mots sont en peine :Salah Stétié, poète et diplomate libanais, 1929-2020
  • Prix littéraires
  • Publications des académiciens
  • Hommages et distinctions reçues par les académiciens
  • Remerciements et liste des membres

Moineaux de l’an 1920

« Moineaux de l’an 1920
La route en hiver était belle !
Et vivre je le désirais
Comme un enfant qui veut danser
Sur l’étang au miroir trop mince
Ô toi qui m’as connu mon père
Tu témoigneras pour moi s’il le faut
Dans le prétoire à peu près vide des années
Je ne suis pas venu sur cette place ensoleillée où c’est la fête
Ave des intentions de sergent de ville ou de marchand de bêtes
Et s’il me plaît à moi de laisser rire
Et de pleurer tout seul dans l’allée
Qu’est ce que ça peut faire aux juges ?
Dites ! Qu’est ce que ça peut faire un enfant sous la roue
Quand il y a de jolies femmes sur les bancs
Et que l’air est particulièrement doux?
Condamnez celui qui veille sur les lys et les absinthes
Les secondes lui battent dans le cœur comme des graines de coloquinte
« 

[…]

René Guy Cadou, L’héritage fabuleux, 1948-1949

Le Point : Les 30 livres de l’année

Le 9 décembre 2020, l’hebdomadaire Le Point a publié dans ses colonnes une intéressante
sélection d’ouvrages, intitulée
« Notre palmarès des 30 livres de l’année ».

Ce travail d’inventaire et de sélection a été réalisé par un comité composé de Claude Arnaud, Jean-Paul Enthoven, Marc Lambron, Marie-Françoise Leclère, Sébastien Le Fol, François-Guillaume Lorrain, Saïd Mahrane, Julie Malaure Valérie Marin La Meslée, Christophe Ono-dit-Biot, Sophie Pujas, Michel Schneider, Laurent Theis, Marine de Tilly.

Nous publions cet important travail qui fournit au lecteur un florilège éclectique représentatif de la moisson littéraire de ces derniers mois.

Soit dit en passant, Woody Allen. 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville et Antoine Cazé (Stock, 540 p., 24,50 €).

Underland, Robert Macfarlane
Traduit de l’anglais par Patrick Hersant (Les Arènes, 514 p., 24,90 €).

Yoga, Emmanuel Carrère (POL)

L’Autre Moitié de soi-même, Brit Bennett. 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère (Autrement, 477 p., 22,90 €)

Mémoires impubliables, Pierre Péan (Albin Michel)

Apeirogon, Colum McCann 
Traduit de l’anglais (Irlande) par Clément Baude (Belfond, 512 p., 23 €)

Le Musée, une histoire mondiale. Du trésor au musée, Krzysztof Pomian

(Gallimard, 704 p. 35 €)

Nickel Boys, Colson Whitehead. 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles Recoursé (Albin Michel, 272 p., 19,90 €).

La Commode aux tiroirs de couleurs, Olivia Ruiz 
(JC Lattès, 200 p., 19,90 €).

Une Terre promise, Barack Obama. 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre Demarty, Charles Recoursé et Nicolas Richard (Fayard, 890 p., 32 €).

Les Territoires conquis de l’islamisme, Bernard Rougier 
(PUF, 412 p., 23 €).

La Laveuse de mort, Sara Omar
Traduit du danois par Macha Dathi (Actes Sud, 384 p., 22,80 €).

Un espion parfait, Richard Sorge, Owen Matthews
Traduit de l’anglais par Martine Devillers-Argouarc’h (Perrin, 400 p., 24 €).

Le Consentement, Vanessa Springora
(Grasset, 216 p., 18 €).

Le Pouvoir de la destruction créatrice. Innovation, croissance et avenir du capitalisme, Philippe Aghion
Avec Céline Antonin et Simon Bunel (Odile Jacob, 448 p., 24,90 €).

Love Me Tender, Constance Debré
(Flammarion, 192 p., 18 €)

Une histoire universelle des ruines, Alain Schnapp
(Seuil, 750 p., 49 €)

M, l’enfant du siècle, Antonio Scurati. 

Traduit de l’italien par Nathalie Bauer (Les Arènes, 830 p., 23 €).

L’Homme qui pleure de rire, Frédéric Beigbeder
(Grasset, 320 p., 20,90 €)

Le Bonheur, sa dent douce à la mort. Autobiographie philosophique, Barbara Cassin (Fayard, 252 p., 20 €).

Impossible, Erri De Luca
Traduit de l’italien par Danièle Valin (Gallimard, 176 p., 16,50 €)

Thésée, sa vie nouvelle, Camille de Toledo
(Verdier, 256 p., 18,50 €)

Le Patio bleu, Denis Tillinac
(Les Presses de la Cité, 320 p., 20 €)

Sublime Royaume, Yaa Gyasi
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy, 374 p., 20,90 €)
Le Crépuscule et l’Aube, Ken Follett. 

Traduit de l’anglais par Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas (Robert Laffont, 858 p., 24,50 €).

Paris est une guerre, 1940-1945, Janet Flanner
Traduit de l’anglais par Hélène Cohen (Éditions du sous-sol, 272 p., 20 €).

Le Cheval rouge, Eugenio Corti
Traduit de l’italien par Françoise Lantieri (Éditions Noir sur Blanc, 1 416 p., 32 €).

Âge tendre, Clémentine Beauvais
(Sarbacane, 392 p., 17 €)

Cahier d’un art de vivre, René Depestre
(Actes Sud, 320 p., 27 €)

Le Prix de la vengeance, Don Winslow
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Maillet (Harper Collins, 544 p., 22,90 €).

Prix littéraires de l’automne

Prix Goncourt

Hervé Le Tellier

L’Anomalie (Gallimard) 

Prix Goncourt des lycéens

Djaïli Amadou Amal

Les Impatientes (Éditions Emmanuelle Collas)

Prix Renaudot 

Marie-Hélène Lafon

Histoire du fils (Buchet-Chastel)

Prix Renaudot essai 

Dominique Fortier

Les Villes de papier (Grasset) 

Prix Interallié 

Irène Frain

Un crime sans importance (Seuil) 

Prix Femina 

Serge Joncour

Nature humaine (Flammarion) 

Prix Femina étranger

Deborah Levy

Ce que je ne veux pas savoir et Le Coût de la vie (Éditions du sous-sol) 

Prix Femina essai

Christophe Granger

Joseph Kabris, ou les possibilités d’une vie (Anamosa) 

Prix Médicis

Chloé Delaume

Le Cœur synthétique (Seuil) 

Prix Médicis étranger

Antonio Muñoz Molina

Un promeneur solitaire dans la foule (Seuil)

Prix Médicis de l’essai

Karl Ove Knausgaard

Fin de combat (Denoël) 

Grand Prix du roman de l’Académie française

Étienne de Montety

La Grande Épreuve (Stock)

Prix de Flore

Thibault de Montaigu

La Grâce (Plon)

15/10/2020 : Séance solennelle de l’Académie

18h00
Conseil départemental de Loire Atlantique

En raison de la pandémie actuelle et des consignes sanitaires qu’il convient de respecter, la traditionnelle séance de remise du Prix de Loire-Atlantique
et du Prix Yves Cosson de poésie au Conseil départemental de Loire-Atlantique a eu lieu en comité restreint, sans possibilité d’accueil du public.
L’académie vous remercie de votre compréhension.

Les personnes qui le souhaitaient ont pu assister à l’évènement en se connectant au site de l’Académie
La séance en direct le 15 octobre 2020

Déroulement de la séance

Début de la Cérémonie :

Mot d’accueil prononcé par Catherine Touchefeu
– 1ère Vice-présidente du Conseil départemental de Loire-Atlantique (chargée de la Culture)

Mot d’accueil de Noelle Ménard
– Chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

La séance du 15 octobre au Conseil départemental de Loire-Atlantique

Remise du Prix de Loire-Atlantique

Jean-Bernard Vighetti
Une riviera en Bretagne
Saint–Nazaire, La Baule et la presqu’île Guérandaise
Coop Breizh

Jean-Bernard Vighetti
L’ouvrage primé

Né en 1943 à Pontchâteau (Pays nantais) d’une mère cornouaillaise et d’un père aux lointaines origines piémontaises, Jean-Bernard Vighetti a fait des études d’histoire-géographie et soutenu une thèse de doctorat sur la naissance et le développement du tourisme dans la presqu’île guérandaise.

Arrivé à Redon en 1969, il crée le premier pays d’Accueil Touristique de France. Chargé du tourisme en milieu rural, il a fondé l’ABRI pour promouvoir la randonnée en 1974, les Petites Cités de Caractère en 1975 et l’Association Régionale des Fermes Auberges (1977).

Directeur de l’Office du tourisme de Rennes de 1980 à 2001, il a fondé les Tombées de la Nuit, festival de la création en Bretagne. Il est depuis plus de 30 ans un promoteur infatigable de la culture populaire et de la création bretonne, récompensé par le Collier de l’Hermine qui lui a été remis en 1999 à Nantes.

Jean-François Caraës a rappelé les principes du prix et présenté le lauréat

Réponse de Jean-Bernard Vighetti

Remise du Prix Yves Cosson de poésie

Paol Keineg
Pour l’ensemble de son œuvre.

Présentation du lauréat par Henri Copin

Paol Keineg

Né en 1944, à Quimerc’h ( Finistère) Paol Keineg est un poète et dramaturge breton, écrivant principalement en français, mais aussi en breton et en anglais. Son engagement politique dans la cause de l’émancipation bretonne a précédé son engagement poétique.
En 1964, il figure parmi les fondateurs de l’Union Démocratique Bretonne ; à la fin  de 1965, il écrit Le Poème du pays qui a faim, qui sera publié en 1967 au Pallet. En 1974, il quitte la Bretagne pour les États-Unis, où il vit trente-cinq ans. En 1981, il obtient un Ph. D à Brown University, et enseigne dans plusieurs universités, dont Dartmouth, Brown, Duke. Il est professeur invité à Berkeley et Harvard. Depuis 2009, il vit de nouveau en Bretagne.

  • Terre lointaine (Apogée, 2004)
  • Là et pas là (Lettres sur cour et le Temps qu’il fait, 2005)
  • Les trucs sont démolis, une anthologie, 1967-2005 (Obsidiane et le Temps qu’il fait, 2008)
  • Abalamour ( Les hauts Fonds 1912)
  • Mauvaises langues (Obsidiane, 2014)
  • Johnny Onion descend de son vélo (Les Hauts-Fonds, 2019)
  • Korriganiques, avec des gravures de Nicolas Fedorenko (Folle avoine, 2019)

Réponse de Paol Keineg

DES PROSES qui manquent d’élévation


Lecture poétique par Michel Valmer

Hommage à Paul Morin

Poète, photographe et libraire nantais (librairie Lanoë près de la cathédrale), Paul Morin est décédé le 22 janvier 2020. Il fut membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire de 1985 à 2020. L’académie avait primé Fleur de Sel, paru en 1977, recueil alternant ses propres photos avec des textes de Bernard Clavel.

Paul Morin

Présentation par Henri Copin

Lecture poétique par Eric Chartier

Réception d’un nouveau membre d’honneur

Marie-Laure Prévost
Conservateur général honoraire
Chef du département des manuscrits modernes et contemporains BnF

Présentation de Marie-Laure Prévost par Noëlle Ménard

Marie-Laure Prévost et Michel Chaillou

Réponse de Marie-Laure Prévost

3-4/10/2020 : L’Académie au salon Plumes d’Equinoxe au Croisic

L’Académie a participé cette année encore à cette manifestation – traditionnel rendez-vous littéraire de l’automne au Croisic – présidé cette année par Patrick Poivre d’Arvor.

Thème du salon : La mer, refuge et aventure.

La conférence inaugurale, le vendredi 2 octobre, fut donné par Bill François, auteur de L’éloquence de la Sardine, ouvrage évoquant de façon érudite la façon dont les poissons communiquent entre eux. Scientifique, spécialiste des animaux marins, il remporta le concours d’éloquence de France 2 « Le grand oral ».

Bill François lors de sa conférence à l’Océarium du Croisic.

Prix littéraire Plumes d’Equinoxe – Océarium

Trois membres de l’académie, Noëlle Ménard, Ghislaine Lejard et Michel Germain ont participé au jury du prix Plumes d’Equinoxe – Océarium qui a distingué Franck Maubert pour son livre Le bruit de la mer, ouvrage sensible et attachant décrivant une itinérance le long du littoral atlantique, publié par Flammarion.

De gauche à droite : Jean-Yves Paumier, Jacques Bruneau, adjoint à la Culture de la Ville du Croisic, Nadine Auffret (Océarium) et Franck Maubert, le lauréat du Prix Plumes d’Equinoxe.

L’auteur, vit entre Paris et la Touraine, il fut le rédacteur en chef de la revue Globe à sa création par Georges-Marc Benamou, avant d’être critique d’art à L’Express. Essayiste et romancier, il est un spécialiste de Bacon à qui il consacra un précédent ouvrage. Son livre L’eau qui passe, publié par Gallimard en 2018, a obtenu le prix Jean Freustié en 2019.

Pendant les deux jours du salon littéraire, la présence de l’académie s’est manifestée également par un stand présentant les derniers cahiers, occasion d’avoir avec le public des échanges intéressants.
Jean-Pierre Colignon, membre de l’académie, a conçu et animé dans ce contexte la traditionnelle dictée qui s’est tenue le samedi 3 octobre à 10h30.

Promenade littéraire


Outre la présence de nombreux écrivains dédicaçant leurs ouvrages, le salon a donné lieu à plusieurs conférences ainsi qu’à une balade historico-musicale réalisée par Michel Valmer et Françoise Thyrion, évoquant des figures historiques féminines de pirates et de savants qui embarquèrent à bord de navires.

Michel Valmer et Françoise Thyrion

Jean-Yves Paumier, membre de l’Académie et ancien chancelier, directeur artistique du salon, a animé deux tables-rondes, l’une sous l’intitulé « La mer pour aventure » avec la participation de Patrick Poivre d’Arvor, de l’amiral François Bellec, de Franck Maubert et de Catherine Vadon, l’autre avec les auteurs du prix Plumes d’équinoxes.

La table ronde « La mer pour aventure  » : Jean-Yves Paumier, François Dupont, François Bellec, Patrick Poivre d’Arvor, Franck Maubert et Catherine Vadon.

15/07/2020 : Michel Valmer au Colloque de Cerisy

Michel Valmer, de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, sera présent avec sa Compagnie Science 89, durant le Colloque de Cerisy qui se déroulera du 15 au 17 août 2020.

Il y interprétera notamment, avec Françoise Thyrion : Entretien d’un philosophe avec la maréchale de*** dans l’adaptation qui avait été proposée avec succès au Festival d’Avignon 1991 et reprise en tournée en France et à l’étranger.

Il lira également un choix de Lettres à Sophie Volland et présentera la captation réalisée par sa Compagnie (réalisation : Michel Kaptur –  interprétation : Damien Houssier et Maxime Kerzanet) pour le compte de la Société Diderot du Neveu de Rameau (adapté par Gerhardt Stenger).

Pour tout renseignement : 06 62 22 34 30

Construit entre 1613 et 1625 par une famille de la noblesse protestante, les Richier, le château de Cerisy-la-Salle fut acheté en 1819 par Joseph Savary, ancêtre des propriétaires actuels. Le château est gracieusement mis à la disposition de l’Association des Amis de Pontigny-Cerisy par la famille Heurgon-Peyrou, propriétaire et réunie dans une Société civile.

Cerisy, c’est une aventure familiale, désormais séculaire. Les Colloques de Cerisy poursuivent et renouvellent les Décades de Pontigny initiées par Paul Desjardins à l’abbaye de Pontigny en Bourgogne. De 1910 à 1939, les plus grandes personnalités intellectuelles de l’époque participèrent aux décades littéraires, philosophiques et sociopolitiques de Pontigny.

Anne Heurgon-Desjardins, fille de Paul Desjardins, poursuivit l’oeuvre de son père : en 1952, elle créa l’Association des Amis de Pontigny Cerisy, qui vise à favoriser les échanges culturels et artistiques internationaux en organisant et en publiant Les Colloques de Cerisy. En 1977, ses filles Édith Heurgon et Catherine Peyrou reprirent l’aventure familiale tout en donnant aux Colloques une impulsion nouvelle, notamment en élargissant les thèmes et les publics. Aujourd’hui, Édith Heurgon codirige avec son neveu Dominique Peyrou Les Colloques de Cerisy, avec le concours de la famille et d’une équipe attentive et dévouée.

LES COLLOQUES DE CERISY EN QUELQUES CHIFFRES

  • 40 à 80 personnes par colloque
  • Une vingtaine de colloques par an
  • Environ 1200 participants par saison
  • Plus de 800 colloques organisés à Cerisy depuis 1952
  • Plus de 600 ouvrages publiés à l’issue de colloque

04/06/2020 : Café littéraire

Avant-propos de Jean Amyot d’Inville

Chargé d’animer le Café littéraire des « Livres de l’été » – préparé en grande partie par d’autres, car il faut être honnête – je ne peux voir les 150 visages attentifs, souriants, parfois bronzés, sur la plateau- forum du CCO, tour Bretagne, là où il est né il y a 22 ans. Obligé d’être fermé comme tous les lieux publics, à commencer par les cafés ordinaires, notre Café littéraire s’adresse ainsi par voie courrielle aux plus de 450 inscrits : tous – et surtout toutes- qui aiment les livres, pour leurs histoires, leurs personnages, ou leur style. L’évasion de l’été… Mais vous n’êtes pas perdant(e) s ! Noëlle Ménard, chancelier de l’Académie littéraire, vous a préparé un cadeau. Au lieu d’entendre, après « les Livres de l’Ouest », cinq présentateurs vanter les mérites d’un seul ouvrage, vous allez en avoir beaucoup plus. En effet dix-huit lecteurs et lectrices) – que nous remercions – recommandent chacun deux ou trois livres. Pour mieux nous évader du Covid… Avec tous ces évènements –et le départ probable du CCO de la tour Bretagne- que va devenir le Café littéraire ? Qu’on se rassure : il va perdurer. On ne change pas une activité qui gagne. Les dates sont déjà fixées. Bientôt on vous en dira plus.

Lauréats des prix 2020 de l’Académie


Prix Yves Cosson de poésie 2020
Paol Keineg pour l’ensemble de son œuvre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paol_Keineg

Prix de Loire-Atlantique 2020
Jean-Bernard Vighetti.
Une riviera bretonne : Saint–Nazaire, La Baule et la presqu’île Guérandaise
Coop Breizh

Ces deux prix seront remis au Conseil départemental
de Loire-Atlantique
Mardi 15 octobre 2020 à 18h00. Entrée gratuite.

Prix de l’Académie 2020
Grégoire Kauffmann.
Hôtel de Bretagne
Flammarion

Grand prix Jules Verne 2020
Alain Quella-Villeger
Pierre Loti, une vie de roman
Calmann-Levy

Nos lauréats seront reçus
avec celui du Prix Robert Le Ricolais du livre d’architecture
Mardi 15 décembre à 18h00 au Théâtre Vasse. Entrée gratuite

Augustin Barbara

Albert Camus
L’envers et l’endroit
Folio Essais.

Les essais qui sont réunis dans ce volume ont été écrits en 1935 et 1936. On a pu dire que ce petit livre contient ce que Camus a écrit de meilleur. Dans une préface qui date de 1958, Albert Camus situe ces essais dans la structure générale de son œuvre et il conclut que, « si j’ai beaucoup marché depuis ce livre, je n’ai pas tellement progressé « .

Germaine Tillion. Jean Lacouture.
La Traversée du mal
Arléa

Itinéraire d’une femme hors du commun : Germaine Tillion est l’une des responsables de la Résistance, comme chef du réseau Musée de l’homme. Elle est emprisonnée de 1942 à 1945 à Ravensbrück. A partir des années 1950, c’est à l’Algérie, au Maghreb et à l’ensemble du Moyen-Orient qu’elle consacre ses travaux d’ethnologue

Cicéron
L’amitié
Arléa

Le traité sur l’amitié qu’on trouvera ici dans une traduction nouvelle, est un des derniers textes de Cicéron. Pour le célèbre avocat romain, l’amitié est le bien fondamental : « Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ». Comment choisir ses amis ? Comment les mériter ? Comment les garder ? Sur tous ces points, les réflexions de Cicéron n’ont pas pris une ride.

Bruno Chéné

Laurent Joffrin
Le roman de la France. De Vercingétorix à Mirabeau
Tallandier

Passionné d’histoire des idées politiques et auteur de nombreux ouvrages sur Napoléon, Laurent Joffrin publie une volumineuse synthèse de l’histoire de France, débarrassée des clichés habituels et enrichis par sa réflexion d’éditorialiste de Libération.

Brugiroux
Victor Hugo et l’ère nouvelle
Le Lys bleu

Les idées humanistes et avant-gardistes de Victor Hugo sont plus brûlantes d’actualité que jamais. Soulevant ricanements et railleries, le sublime poète entrevoyait néanmoins l’établissement du  » Royaume de Dieu sur terre  » déjà à son époque. Et pour que cela se réalise, il implorait les cieux afin qu’une  » voix plus qu’humaine nous parle « .

Henri Copin

Anthologie de la poésie chinoise
La Pléiade

Choix de poèmes par périodes de l’Antiquité aux époques moderne et contemporaine

Omar Khayyam
Les Quatrains ou Rubbayyat
Allia

Omar Khayyam, poète persan, célèbre dans Les Quatrains les femmes et la beauté, l’ivresse et la poussière du néant. La forme de ces vers lui permet de dire l’usage du monde et sa mesure. Préférant les jouissances de l’éphémère aux vérités érigées en dogmes, Khayyam ne souhaite à l’humanité qu’ivresse et amour.

Jean-Claude Pirotte
Ajoie
Gallimard (Poésie)

Dans l’œuvre multiforme et démesurée de Jean-Claude Pirotte, Poésie/Gallimard a choisi de rassembler trois recueils qui offrent, pour les années 2008-2011, un parcours, une traversée, avec pour double décor le Jura et la mer du Nord.

Jean Doucet

Pierre Ménard
Les infréquentables Frères Goncourt
Tallandier

Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n’ignore le prix qu’ils ont fondé, l’oubli a frappé la vie et l’œuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d’un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus… Guillaume Dye et 27 contributeurs. Le Coran des historiens. Le Cerf

Le Coran n’avait jamais été commenté par les historiens. Réunissant 30 meilleurs spécialistes internationaux, cette somme unique lève un tabou et inaugure une ère nouvelle d’interprétation.

Thimoty Brook
Le Léopard de Kubilai Khan Une histoire mondiale de la Chine
Payot
Une fresque épique des relations de la Chine avec le monde sur huit siècles, portée par une éblouissante galerie de personnages

Antoine George

Nadine Sautel
Michel-Ange
Folio Biographie

Sculpteur, peintre, architecte, poète, le  » Divin Michel-Ange  » (1475-1564) incarne l’Homme universel de la Renaissance italienne. Remarqué à quinze ans par Laurent le Magnifique, il vécut entre Florence et Rome

Yuval Noah Harari
Sapiens
Albin Michel

Livre monumental, audacieux et provocateur, Sapiens remet en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pensées, nos actions, notre pouvoir… et notre futur.

Jean-Jacques Grosso

Erik Fosnes Hansen
Une vie de homard
Gallimard (Du monde entier)

Une vie de homard est un roman à la fois tragique et cocasse sur toutes les stratégies que chacun est capable de mettre en œuvre pour se masquer la réalité. Tels les homards les personnages de cette histoire se cachent sous des carapaces, derrière une accumulation de façades, et ne peuvent ni ne veulent voir ce qui se passe. Bartabas. D’un cheval à l’autre. Gallimard Un premier récit, ombrageux et étrangement sensuel — fascinant même pour les non-initiés — consacré à l’art équestre, auquel depuis l’enfance Bartabas est voué.

Stéphanie Hanet

Elizabeth Jane Howard
Étés anglais
Table ronde

Table ronde Juillet 1937. À Home Place, au coeur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l’arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes.

Michel Moutot
L’America
Seuil

Marettimo, petite île au large de la Sicile, juillet 1902. Quand il tombe amoureux de la belle Ana, venue passer l’été dans la maison de son père, Vittorio Bevilacqua, jeune pêcheur, ne peut se douter qu’il met en marche un engrenage qui l’obligera à fuir à l’autre bout du monde.

Asya Djoulaït
Noire précieuse
Gallimard/Continent noir

Noire précieuse est l’histoire d’une mère qui tente de sauver sa peau en écorchant sa chair. Noire précieuse est l’histoire d’une relation tendre entre une jeune fille et sa mère, l’histoire des modes de communication qui circulent dans les rues de Paris, entre Château-d ‘Eau et le boulevard Saint-Germain

Jean-Luc Jaunet

Laurent Binet
Civilizations
Grasset

Vers l’an 1000 : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud. 1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.1531 : les Incas envahissent l’Europe.
À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ? Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.

Laurent Gaudé
Salina
Actes Sud

Laurent Gaudé met ses talents de conteur au service d’une histoire millénaire, celle d’une femme rejetée et humiliée qui ne pourra trouver le repos que lorsque son fils aura lui-même terminé le récit de sa vie

Mathias Enard
Désir pur désir
RMN-Grand Palais

Antonio observait Venise : inondation, ondulation, vertige. Antonio comprit qu’il ne pouvait plus vivre sans la jeune femme de l’Ospedale della Pietà. Il prit une feuille de papier et essaya d’esquisser, de mémoire le visage de Camilla tout en se demandant quel stratagème il pourrait bien imaginer pour lui parler, avant ou après la messe.

Philippe Josserand

Wieslaw Kielar
Anus Mundi. Cinq ans à Auschwitz
Les Belles Lettres

Anus mundi, l’anus du monde : un médecin SS avait ainsi qualifié le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz. La vérité modeste qu’il transmet fait de son récit un document irremplaçable pour l’Histoire.

Mia Couto
Les sables de l’empereur
Métailié

À la fin du XIXe siècle, le Mozambique est ravagé par les guerres entre les clans et contre les colonisateurs. Germano, un soldat portugais exilé sans espoir de retour Elmani, une jeune Africaine, trop belle et trop intelligente, son interprète, sont le fil rouge de ce roman où ils évoluent parmi des personnages historiques bien réels.

Hélène Gaudy
Un monde sans rivage
Actes Sud

À l’été 1930, sur l’île Blanche, une exceptionnelle fonte des glaces dévoile des corps et les restes d’un campement de fortune. Ainsi se résout un mystère en suspens depuis trente-trois ans : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg s’élevaient dans les airs, déterminés à atteindre le pôle Nord en ballon – et disparaissaient.

Ghislaine Lejard

JMG Le Clézio
Chanson bretonne suivi de l’enfant et la guerre
Gallimard

Le texte est bercé par une douceur pastorale qui fait vibrer les images des moissons en été, la chaleur des fêtes au petit village de Sainte-Marine ou la beauté d’un champ de blé face à l’océan. Antoine Senanque. Que sont nos amis devenus .Grasset Avec une grâce, un humour et une vérité sans faux-semblants, Antoine Senanque nous offre une formidable histoire d’amitié, d’amour et d’existence telle qu’on la connaît : fragile mais pleine de surprises et de beauté

Pierre Terzian
Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu
Quidam éditeur

Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu est la découverte d’un Québec carrefour pacifique de toutes les cultures, où les langues se mêlent dans un joyeux désordre identitaire. Un Québec frappé de plein fouet par l’austérité, qui « ferme sa yeule et s’organise »

Annie Ollivier

Ahmed Kaoulaz.
Sur le bout de la langue
Le mot et le reste. 2019

Anciens amoureux, amis de toujours, bergers du Vercors, réfugiés maliens, immigrés algériens, ouvriers syndiqués… dans ces nouvelles, chacun trimbale son passé, avec plus ou moins de joie ou de tristesse, de regrets ou de nostalgie, mais toujours avec la certitude d’avoir été et d’être encore.

Francesca Melandri.
Tout sauf moi
Gallimard. 2019

À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens.

Sylvain Prudhomme
Par les routes
Gallimard (L’arbalète)

« J’ai retrouvé l’auto-stoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie. »

Jean-Yves Paumier

Éric Pessan
Photos de famille
L’œil ébloui

Feuilletant son album intime, l’écrivain décrit politiquement des photos retrouver, imaginer ou exposer par d’autres, et tente de reconstituer une image de soi. En écho, la plasticienne, poète et performeuse Delphine Bretesché, Live une série de dessins de son Journal dessiné Extraits, spécialement réalisé pour l’ouvrage.

Françoise Moreau
Oublié dans la rivière
L’œil ébloui

Un fait divers banal, enfoui dans la mémoire familial, qui ressurgit et qui entraîne tout un village dans une abracadabrante histoire.

À lire sur Gallica (et téléchargeable), datant de 1883, mais singulièrement en phase avec l’actualité :

Distribution géographique des grandes épidémies pestilentielles. Leurs dangers actuels, moyens de s’en sortir. Conférence faite à la société de Géographie commercial de Nantes le 28 janvier 1883 par le docteur H. Bourru.

Marie-Claude Porquet

Iegor Gran
Les Services compétents
POL

Les Services compétents, c’est le roman vrai et satirique de cette histoire intime et collective du KGB, écrit aujourd’hui par le fils de Siniavski, né l’année même de l’arrestation de son père. Les traîtres côtoient les dissidents comme les thuriféraires et les Tartuffes du système.

Macha Meril
Vania, Vassia et la fille de Vassia
Liana Levi

Vania, Vassia et Sonia, la fille de Vassia, les trois personnages, sont en quête d’un avenir qui les réconcilie avec leur passé. Chacun lit cet avenir sous un angle différent: s’intégrer en France avec un impeccable parcours, rester russe tout en défendant la République française

Caroline Laurent
Rivage de la colère
Les Escales

Au cœur de l’océan Indien, ce roman met à jour un drame historique méconnu et nous offre aussi la peinture d’un amour impossible.

Anne Prouteau

Akira Mizubayashi
Âme brisée
Gallimard

Dans ce roman délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur d’Une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie et défient la mort.

Jean Giono
Le Chant du monde
Adapté en BD par Jacques Fernandez .Gallimard Un récit d’aventure mythique où la langue de Giono se mêle aux aquarelles de Jacques Fernandez pour chanter une nature vivante et sensuelle.

Catherine Telle

Stéphane Koechlin
Le vent pleure Marie
Fayard

En 1950, Rodolphe Koechlin rapporta de La Nouvelle-Orléans un disque de Louis Armstrong dans un Constellation à hélices. Où était-ce en 1951 ? Qu’importe. La légende de la famille tient dans cette phrase. Car ce n’est évidemment pas un hasard si Philippe, son fils, fonda par la suite la revue Rock & Folk.

Michel Le Bris
La Beauté du monde
Grasset

Michel Le Bris, , signe ici une fresque puissante qui ressuscite le couple composé du cinéaste animalier Martin Johnson et de sa muse Osa, deux figures emblématiques de l’aventure en terre africaine dans les années 20.

Anna Hope
Nos espérances
Gallimard

Hannah, Cate et Lissa sont jeunes, impétueuses, inséparable et rebelles. Dans le Londres des années 1990 elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l’art, l’activisme, l’amour qu’elles envisagent avec gourmandise.  Les années passent, et à 35 ans, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder. Qu’est-il arrivé aux femmes qu’elles étaient supposées devenir ?

Michel Valmer

Rupert Yhomso
Jamais d’autre que toi
Actes Sud

Fille du directeur de l’École de médecine de Nantes, Suzanne Malherbe (1892-1972) a dix-sept ans quand, en 1909, elle s’éprend d’une adolescente aussi brillante que perturbée, Lucie Schwob (1894-1954), issue d’une riche famille d’intellectuels juifs, nièce de Marcel Schwob et petite-nièce de l’écrivain Léon Cahun.

Pierre Lemaître.
Miroir de nos peines
Albin Michel

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire où la France toute entière est saisie par la panique, sombre dans le chaos.

Jean Amyot d’Inville

Daniel Prévost
Les Pensées
Cherche-midi 2003

Entre un être humain et moi, il n’y a pas une grande différence  » affirme Daniel Prévost. C’est faux : Prévost, lui, possède un humour très nettement au-dessus du niveau de l’homme normal. Bruno Bonduelle. 43 millions de Français en ont assez d’être traités de provinciaux. Albin Michel 1994 Les Français vont-ils supporter d’être dépouillés au seul profit d’une capitale opulente et arrogante ? Très Grande Bibliothèque, Très Grand Louvre, Très Grand Opéra, Très Grande Arche, aucune ville au monde ne concentre autant de richesses, d’habitants et de pouvoirs.

Michèle Cotta
Cahiers secrets de la V° République
Fayard 2009
Dix années de rebondissements incessants de la vie politique autour de plusieurs moments- clefs : Première étape : la cohabitation. Deux ans après son élection, Jacques Chirac dissout l’Assemblée nationale. Les socialistes, contre toute attente, gagnent les élections législatives. Une nouvelle cohabitation commence : à la différence des deux qui l’ont précédée, elle durera cinq ans

Noëlle Ménard

Almudena Grandes
Les patients du Docteur Garcia
Lattès

Après la victoire de Franco, le docteur Guillermo García Medina continue de vivre à Madrid sous une fausse identité. Des papiers lui ont été fournis par son meilleur ami, Manuel Arroyo Benítez, un diplomate républicain. En 1946, Manuel revient d’exil avec une dangereuse mission : infiltrer une organisation clandestine d’évasion de criminels nazis. Une très belle saga. Alain-Fournier. Le Grand Meaulnes. Gallimard. La Pléiade Quel roman plus célèbre que Le Grand Meaulnes ? La mort d’Alain-Fournier, en septembre 1914, fit de lui un écrivain d’un seul roman. Mais peu de romans sont aussi souvent lus «en surface», là où les apparences sont trompeuses. Ainsi a-t-on pu prendre pour un texte peu construit et destiné aux adolescents ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements et un roman pour adultes «avertis ».

Les membres de l’Académie publient

Emmanuel de Waresquiel
J’ai tant vu le soleil
Gallimard

De son vivant, personne n’a su exactement quels gens il voyait, quels livres il lisait, quels voyages il faisait. Il se dérobait d’instinct, usait sans cesse de diminutifs, d’acronymes, d’anagrammes, changeait de langue et de nom au point d’en avoir adopté plus de deux cents comme Dominique, Mocenigo, , Esprit, William Crocodile, Choppier des Ilets, le comte de l’Espine, F. de Lagenevais et bien sûr Stendhal, dont il fait son nom de plume en 1817. Tous sont le même Henri Beyle multiplié à l’infini.

Pierre Péan
Mémoires impubliables
Albin Michel

Pour la première fois, Pierre Péan, qui est devenu célèbre en brisant l’omerta sur le passé de Mitterrand à Vichy, raconte : les coulisses de la bataille féroce qui l’a opposé au Monde, les menaces, les pièges, le « contrat » sur sa tête , le monde délirant des dictateurs africains ses relations très personnelles avec deux présidents de la République les réseaux d’influence occultes dans l’ombre de l’État…

Philippe Le Guillou
Le Roman inépuisable
Roman du roman

Gallimard Tout romancier, à un moment ou à un autre de son parcours, s’interroge sur les raisons, les sources, les influences qui l’ont poussé vers la fiction. Il se souvient de ses premières lectures, de ses premières explorations du domaine romanesque. L’auteur du Dieu noir, des Sept noms du peintre et de La route de la mer traverse ici, de Chrétien de Troyes aux romanciers les plus contemporains, l’histoire du roman français dans sa diversité et sa richesse.

Michel Chaillou. Jacques Roubaud
Les Entretiens d’Étretat.
Ed. du Canoë

Deux amis poètes, l’un professeur de littérature, Michel Chaillou, et l’autre de mathématiques, Jacques Roubaud, conversent sur la transmission des connaissances. La matière qu’ils enseignent comme leurs lectures sont très éloignées mais leur stratégie et leurs interrogations sont les mêmes : « Peut-on transmettre un savoir ? Enseigner quoi et à qui ? Si on note, qui note celui qui note ? … »

Jean Rouaud
L’avenir des simples. Petit traité de résistance
Grasset

Reprendre son temps, un temps à soi, reprendre la possession pleine de sa vie. Et pour échapper à l’emprise des « multi-monstres », utiliser toutes les armes d’une guérilla économique, montrer un mépris souverain pour leurs colifichets : « votre appareil ne nous intéresse pas », graffite le capitaine Haddock sur un mur.

Antoine George
Bosch. Les diables de Maître Jérôme nous hantent encore
Art3

 Au fil des pages, Antoine George alterne la vision du narrateur et les carnets de maître Jérôme, décrivant ce Moyen Âge à la fois lointain et pourtant si proche de nous. Il replace Bosch dans son époque troublée, comme aujourd’hui – peste noire et non coronavirus – et nous invite à revisiter l’art de ce temps (on peut se laisser aider d’un écran pour revoir les classiques de Masaccio à Michel-Ange, de Breughel à Dürer). Alix de Saint-André. 57, rue de Babylone Paris 7°. Gallimard Livre à paraître cet été.

Cafés littéraires 2020-2021
(Muséum d’histoire naturelle)

 Le Café littéraire a été imaginé en 1998 par Catherine Decours, Jean Amyot d’Inville et Jean-Yves Paumier Avec le concours des Livres de l’Ouest, des Bibliothèques pour tous, de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, de la librairie Coiffard, du CCO, et du Muséum d’histoire naturelle.

  • Jeudi 19 novembre : Les livres de la rentrée. Animation : Stéphanie Hane
  • Jeudi 11 février 2021 : Les livres d’ailleurs. Animation : Ghislaine Lejard
  • Jeudi 15 avril 2021 : Les livres d’histoire. Animation : Noëlle Ménard
  • Jeudi 3 juin 2021 : Les livres de l’été. Animation : Jean Amyot d’Inville